Le rapport à la ville.

Cinq jours à Rome.

Dans le cadre du cours de sémiologie mais aussi de la thématique abordée en seconde année dans le cours de recherche vidéo, l’option Photo/vidéo s’est déplacée à Rome en cette fin février 2015.

Avant le voyage, nous avons invité Michela Sacchetto, historienne de l’art et curatrice qui nous a présenté diverses pratiques artistiques contemporaines ayant trait à la ville.

Elle a ensuite présenté un quartier de Rome – le Foro Italico – dans son contexte historique politique et architectural et le travail de deux artistes qui ont travaillé dans et à partir de ce quartier. A partir de ces prémices, un travail pratique à réaliser à Rome et en Belgique a été proposé aux étudiants.

La deuxième phase du workshop, permettra d’analyser et de discuter des travaux des étudiants.

A Rome, en plus de la découverte du Foro Italico, trois promenades ont permis aux étudiants de se familiariser avec la ville.

La première mettait en évidence les couches urbaines superposées qui caractérisent Rome. Derrière, en dessous, émergeant au coin d’une rue, les couches de la ville antique et de la ville médiévale émergent dans les monuments classiques ou baroques ou aux détours des grandes artères urbaines actuelles. Du Testaccio – une colline artificielle faite de tessons d’amphores antiques – à la basilique San Clemente et ses trois niveaux datant du premier siècle de notre ère jusqu’au dix-huitième siècle, nous avons déambulé dans une histoire architecturale accélérée de Rome.

En complément du cours de sémiologie consacré cette année à la question de l’architecture et du pouvoir, la promenade « architecture fasciste » a opposé la représentation « officielle » du régime dans le quartier de l’EUR et celle plus privée et populaire du quartier de La Garbatella, conçu peu avant l’arrivée au pouvoir de Mussolini et modifié par ce dernier pour y reloger les habitants du centre historique chassés par les grands travaux du Duce.

Les étudiants de première année ont pu expérimenter la notion de point de vue avec la troisième promenade. Un trou de serrure de la piazza dei Cavalieri di Malta fournit une visée directe sur la coupole de Saint-Pierre, tandis que le plafond de Sant’ Ignazio de Loyola présente un trompe-l’oeil parfait. Entre ces deux lieux, le parcours privilégiait l’architecture renaissante.